Ce que Val vit...

15 août 2011

Première arrivée, dernière partie !

DSCF6002Première arrivée de la promotion 2009/2011 de la DCC, je suis également la dernière partie. Celle qui ferme la marche, éteint les lumières en partant. Dernière nuit, dernier jour, .... encore des au revoir ! Le temps presse, l'appart a vidé et nettoyé, les amis a salué avant de partir. Demain grosse journée ! Au revoir à la librairie, déjeuner avec Boukari, récupérer les cadeaux de dernière minute, ndogou, brève nuit...aéroport 4H.

J'ai quitté Mont Rolland à 18h et dit au revoir à Yvette, ma coloc pendant plus d'un an. Le retour en bus, je regardais défiler les baobabs en me disant que dans 2 jours ce sera des chênes que je verrai. Ce soir, j'ai refait mon sac pour la énième fois avec le même casse-tête, ça ne rentre pas !!!

Nostalgie, appréhension, accomplissement, ... mon coeur est empli de multiples émotions. Un nouveau départ, des retrouvailles m'attendent mais au fond,  je resterai attachée à mon pays d'adoption. Entre les 2 !

 

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30 juillet 2011

Bonne fête de ramadan !

couer

 

Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possèdes peu, donne ton coeur. (Proverbe berbère)

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11 juillet 2011

Fête nationale du 14 juillet

allonsLa traditionnelle réception à l’occasion de la Fête nationale aura lieu le jeudi 14 juillet 2011 de 18h30 à 20h30, dans les jardins de la Résidence de France au Cap Manuel, à Dakar , à l’invitation de l’Ambassadeur, Haut représentant de la République française au Sénégal et de Mme Nicolas NORMAND .

Tous les ressortissants français qui souhaitent y participer sont invités à se présenter sur place munis d’une pièce d’identité. Une tenue correcte est exigée. Pour les mineurs, l’accès est autorisé à ceux de 15 ans et plus.

residence1. Prévenir les autres

2. Se munir de chaussures confortables malgré la chaleur. L'an dernier, j'ai failli perdre un orteil sous le talon haut d'une demoiselle dans la pelouse de M. l'Ambassadeur.

3. Il n'y a pas de F.... Rocher(et oui, Béa), ceci est une légende. Par contre, y'a du champagne et c'est la cohue pour atteindre le buffet.

4. Des discours, de la musique , un mini concert.... M. Normand sait recevoir.

5. La villa en question est une charmante bicoque qui donne sur la mer face à Gorée avec jardin somptueux, des salons en marbre au RDC, des salles de réunion idem, ... et ce sont les militaires qui font le service d'ordre.

6. Prévoir le double pour le taxi au retour, ... ils vont faire monter les prix et c'est au bout de la presqu'île.

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08 juillet 2011

Que répond Slate Afrique à M. Claude Guéant ?

Les 5 plus gros mensonges sur l'Afrique

L'Afrique évolue plus vite que l'image que beaucoup ont d'elle. Des préjugés sur le continent noir persistent. Démenti sur 5 idées reçues.

Tout n'est effectivement pas rose pour le grand continent noir, mais les idées reçues restent tenaces, notamment en ce qui concerne les conflits, la corruption ou la croissance économique, l'immigration ou le développement. 

afrique1. L'Afrique est un continent en proie à la guerre

Faux. Avec 68 conflits actuels répertoriés dans le monde en février 2011, 27 seulement se déroulent en Afrique, contre 36 en Asie.

Les conflits sont définis sur une échelle d'intensité, de «paix instable» à conflit à «haute intensité». Les plus hauts niveaux sont le plus souvent situés en Asie: il y en a aujourd'hui 4, dont un seul en Afrique (en Somalie). Idem pour les conflits de moyenne intensité (8 au total), 2 seulement se situent en Afrique, contre 6 dans les autres continents, Asie (Philipines), Moyen-Orient (Palestine) mais aussi en Russie (Tchétchénie) ou au Mexique. Les territoires disputés entre 2 ou plusieurs parties se chiffrent à 42 en Afrique, contre 68 en Asie. La guerre n'est donc pas propre à l'Afrique et n'a pas de couleur particulière, à part celle du sang, le rouge, la même pour tout le monde.

immigration2. Les migrants africains envahissent l'Europe

Faux. Sur les quelques 200 millions de migrants dans le monde, qui vivent en dehors de leur pays de naissance, il n'y a que 15 millions d'Africains subsahariens résidant en dehors du continent, et seul 1 africain sur 30 a choisi de vivre en France.

A l'échelle mondiale, seulement deux migrants sur cinq s'installent dans les pays de l'OCDE, tandis que les autres vont dans les pays du Tiers-Monde, d'Asie ou du Golfe.

Pour le continent africain, les migrations se font souvent Sud-Sud et non pas Sud-Nord. A l'exemple du dernier conflit en date: si 20.000 Libyens ont amerri sur la petite île italienne de Lampedusa, faisant frémir une Europe de 700 millions d'habitants, le même nombre de Libyens est actuellement réfugié dans le camp de Choucha, en Tunisie, pays de 10 millions d'habitants. A cela, il faut ajouter 50.000 autres Libyens répartis dans le petit pays du jasmin, et 350.000 subsahariens.

En fait, en Afrique, les conflits ou les problèmes économiques engendrent plus souvent des déplacements latéraux. Des milliers de Libyens sont réfugiés en Egypte ou en Algérie. Les populations du Darfour soudanais vont au Tchad, les réfugiés rwandais dans les pays voisins et à Tamanrasset, ville du Sud Algérien, où 20 nationalités africaines cohabitent, représentant 40% de la population de la ville. Le Sénégal ou la Côte d'Ivoire accueillent bien plus d'immigrés africains que la France, qui elle-même accueille moins d'Africains que la Belgique par exemple, qui elle, est au bord de la «guerre civile» —un conflit entre «blancs».

riche3. L'Afrique est surpeuplée

Faux. Ce n'est pas le continent le plus peuplé. Il l'est beaucoup moins que l'Asie, avec ses 3,9 milliards d'habitants; aussi peuplé que le continent américain (900 millions); et un peu plus que l'Europe, avec ses 922 millions d'habitants estimés en 2005.

Car la population africaine est répartie sur une surface de 30 millions de kilomètres carrés, soit trois fois plus que l'Europe. Il y a de la place en Afrique, même pour les «blancs» en crise. L'Afrique est d'ailleurs la troisième destination des Français qui s'expatrient, après les Etats-Unis et le Proche et Moyen-Orient. Un amusant calcul fait apparaître qu'il y aurait plus de «blancs» en Afrique que d'Africains en Europe. En effet, les Européens sont nombreux au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou encore au Gabon: ils y sont 170.000, répartis entre l'Afrique francophone (120.000), le Maghreb (50.000) et l'Afrique non francophone (10.000). Mais que fait la police?

sape4. L'Afrique est en proie à un sous-développement persistant

Faux. En dehors du Maghreb et de l'Afrique du Sud, connus pour créer de la croissance régulière, plusieurs pays du continent obtiennent de bons résultats économiques et les «lions africains», champions de la croissance à deux chiffres comme le Ghana et l'Ethiopie, sont des exemples de réussite. L'Afrique attire les investissements étrangers, à tel point que le Fonds monétaire international (FMI) prévoit un afflux de capitaux pour cette année 2011 et l'année prochaine.

Bien sûr, parmi les 10 pays les plus corrompus de la planète il y a 4 pays africains, mais il y a aussi 5 pays asiatiques et un pays d'Amérique, Haïti. Pourtant, sur l'ensemble des continents, l'Afrique est au même niveau de corruption que l'Amérique Centrale et du Sud, ainsi que de l'Asie.

Economiquement, l’Afrique a enregistré sa plus forte croissance ces deux dernières décennies, avec un taux de croissance du Produit intérieur brut d’environ 5% par an en moyenne, à tel point que le continent noir est devenu, depuis 2009, le premier partenaire commercial de la Chine, qui y investit massivement.

Cette croissance se poursuit d'une façon continue: la Banque africaine de développement prévoit +3,7% pour 2011, alors que la croissance mondiale prévue par le FMI pour la même année est autour de +4%, répartie entre +2,5% et +3% pour les Etats-Unis, autour de +1,5% pour l'Europe (prévisions avant la crise grecque), avec un petit +1,3% pour la France. Il n'y a pas photo, même en noir et blanc.

girafe5. Les Africains immigrés coûtent cher à l'Etat français

Faux. Ils rapportent plus à l'Etat français qu'ils ne leur en coûtent; les dernières études l'ont bien montré. Les immigrés, dont les Africains (Maghreb et Afrique noire) représentent  une population de 2 millions de personnes sur 5,3 millions d'immigrés —soit la plus forte communauté étrangère par continent— restent mal perçus.

Il y a d'abord moins d'immigrés en France qu’aux États-Unis, au Canada, en Suède, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne ou même en Italie. De plus, l'immigration est en baisse quand on la compare aux dernières années ou aux siècles précédents. En 2010, elle est plus basse qu'en 1920 ou qu'au début du XIXe siècle.

Surtout, l'étude conduite par le professeur Chojnicki et remise en juillet 2010 au ministère des Affaires sociales montre que l'immigration rapporte 12 milliards d'euros à l'Etat français (48 milliards de dépenses et 60 de recettes). Elle contredit celle menée par Jean-Paul Gourévitch en 2008, qui faisait apparaître un solde négatif de plus de 26 milliards d'euros pour le contribuable français du fait de l’immigration. Comment peut-on, en deux ans, arriver à de tels écarts ? Ce doit être ça, la magie «blanche».

Chawki Amari sur Slate afrique

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26 juin 2011

Regard sur cours : maisons ouvertes à des expositions

Johanna est une amie, avec qui je partage beaucoup et en particulier, mon amour de la Haute-Loire où elle vécut plusieurs années. Pas besoin de mots pour se remémorer la beauté des paysages de Haute-Loire ou d'Ardèche, la douceur d'une randonnée en forêt, la saveur des mets, la chaleur des amitiés tissées là-bas.... nous partageons beaucoup et cela m'est précieux. Elle s'est installée ici comme designer textile,  je vous invite à découvrir ses créations sur le site suivant : Johanna Bramble Créations et un article paru dans le Quotidien qui évoque son travail... de "métisseuse".

Johanna Bramble présente la splendeur du textile

johannaL’exposition de Johanna Bramble dans la dernière édition de Regard sur cours à Gorée fut une belle découverte. Elle présente l’art du textille dans toute sa splendeur. Le weekend dernier, Gorée a ac­cueilli la huitième édition de Regard sur cours. Une occasion pour les artistes de faire découvrir outils en mains, tous les secrets du métier de l‘art textile. De précieux travaux d’artistes qui ont été présentés lors des expositions sur les cours et jardins de Gorée, ont dévoilé une facette originale de la création textile appliquée à l’art de la broderie. Johanna Bramble, créatrice en art textile a fait de l’industrie textile une véritable vitrine culturelle. Son exposition est l’expression d’un artisanat traditionnel en véritable mutation. «Comme la peinture et la sculpture, les créations textiles peuvent aussi s’exprimer autour de l’art, de manière parfois inattendue, en utilisant directement fil, laine ou tissus en coton, ou en adaptant, parfois, leurs techniques dans un travail manuel», explique Johanna Bramble.

Véritables traits d’union entre tradition africaine et art contemporain, les œuvres conçues par l’artiste révèlent l’alchimie singulière s’opérant entre deux mondes. Celui de la tradition paysanne, riche d’un sa­voir-faire séculaire, et l’univers créatif d’une jeune artiste urbaine. Dans cette exposition, couleurs et textiles donnent à réfléchir autant qu’à voir. «C’est le fruit d’une rencontre, d’une histoire de femmes. Chaque point, chaque pièce de tissu laisse deviner l’espoir d’un avenir meilleur. C’est l’expression artistique», indique Mme Bramble, par ailleurs, styliste. Morceau par morceau, elle compose l’objet de son indépendance propre et délivrance. Telles des mains invisibles guidées par le génie de l’artiste, elle crée un monde de formes et de couleurs où le spectre de son isolement n’est jamais bien loin. «Tout est fait à la main. C’est une forme d’expression de l’artiste, à travers la création textile appliquée à l’art», fait-elle savoir.

Certes, le travail du textile reste méconnu du grand public, souffre de nombreux préjugés et reste lié à l’idée de loisir, d’occupation ménagère réservée aux femmes, ou au mieux aux arts décoratifs. Mais en voyant le travail de cette artiste, l’on se rend compte qu’il s’agit d’un tout, un savoir qu’il faudrait revaloriser dans une dynamique de l’inscrire au rang de talent artistique. D’ailleurs pour Johanna Bramble, les valeurs de l’art en général sont en changement perpétuel. «De plus en plus d’artistes hommes et femmes choisissent le textile et ses techniques comme moyen d’expression privilégié», fait-elle constater. L’usage du textile est donc de plus en plus courant dans l’art contemporain, com­me le fait remarquer l’artiste. Pour elle, de nombreux artistes choisissent de s’exprimer avec un matériel brut ou sophistiqué, doux ou résistant, opaque ou transparent. «Le textile et ses techniques ouvrent une infinité de possibilités qui n’ont de limites que l’imaginaire du créateur. Avec leur savoir-faire, les artistes s’­expriment avec liberté», affirme Johanna. Et, Marie Cartitr, membre du comité d’organisation de Regard sur cours de faire savoir : «Regard sur cours invite à découvrir cette di­mension méconnue de l’industrie textile.»

Bien que les techniques liées au textile figurent parmi les plus an­ciennes de l’histoire de l’Humanité, elles sont aujourd’hui encore à la pointe de l’innovation. «Désormais grâce à des textiles intelligents, les tissus ne se limitent plus à la mode et à l’habillement, mais servent aussi à soigner ceux qui les portent», a soutenu Johanna Bramble. Elle connaît le textile et son art.

Source : cbdiagne@lequotidien.sn

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23 juin 2011

Aujourd'hui ... on fait attention !!!

attentionMessage de l'Ambassade France à ses ressortissants : "Des manifestations de protestation ou de soutien au projet de réforme constitutionnelle sont à prévoir aujourd’hui 23 juin à Dakar comme en province, notamment aux abords de l’Assemblée nationale (dans le quartier du Plateau) ainsi qu’à proximité de l’Université, entre autres. L’accès à la place de Soweto (située devant l’Assemblée nationale) est fermée à la circulation. On signale également des incidents entravant la circulation sur la RN 1 Dakar-Thiès, au niveau de Rufisque.
Des affrontements sont signalés entre la Place de Soweto, la Place de Washington et l’Hôpital Principal. Il convient d’éviter tout déplacement dans cette zone.
Il est recommandé à chacun de limiter ses déplacements vers ces zones et de se tenir informé sur l’évolution de la situation."

Voici un tableau explicatif de la situation : un changement de constitution pour les prochaines présidentielles de 2012 !! Attention danger pour la démocratie !

http://www.slideshare.net/rignese/le-projet-de-loi-en-image

http://www.walf.sn/politique/suite.php?rub=2&id_art=73155

Internet rame énormément ... aurait-on peur des révoltes d'Afrique du Nord ? Affaire à suivre, d'ici là tout va bien : Scat urbam reste un quartier sûr !!!

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La suite de la visite ...

 le 13Pour les chanceux altiligériens, le N°13 du magazine "STRADA, la vie d'ici" vient de sortir ....  !!! Pour les autres, vous pouvez retrouver le site ou vous abonner au magazine (le lien en cliquant sur l'image ).
Dans ce numéro, votre humble bloggeuse a enquêté ferme afin de vous faire toucher du doigt l'univers de la lutte sénégalaise, sport roi avec le football ! 

Afin de poursuivre cette exploration, je vous propose de voir la suite de mon reportage photo (photo plus bas à gauche), une vidéo de combat et pour de plus amples informations, suivez yékini (c'est le monsieur qui a pas l'air content avec son cure-dents géant sur la photo).

yekini2Bon au début, j'avoue ne pas avoir bien compris l'engouement pour la lutte. Cela avait l'air simple : le moulinet des bras avant l'assaut comme des enfants qui se battent.....et puis au fil des mois, je me suis prise au jeu. Ce n'est pas que je sois une assidue des matchs mais j'y vais de mon favori, souvent celui qu'on annonce perdant. Oui, ce n'est pas mon côté rebelle, c'est juste que je trouve que c'est bien plus courageux d'aller au combat quand on sait qu'on n'est pas favori que quand les sirènes de la gloire retentissent déjà.

En fait, ce qui est intéressant c'est les rituels folkloriques autour du combat : l'arrivée des lutteurs dans l'arène avec la mise en scène : gros 4x4 vitres teintées avec les gars de l'écurie qui entourent leur champion en route vers la victoire?, la joute verbale des chanteurs, l'intimidation de son adversaire à travers les chants, les danses, les tours de stade, ...

DSCF3615En ce qui concerne la préparation mystique, M. Ka du Comité de gestion national est d'avis que tous les sorts ont déjà été lancés bien avant de franchir les portes de l'arène. En effet, alors que nous n'avons qu'un filet d'eau qui coule la nuit vers 3h du matin, les lutteurs se versent parfois jusqu'à 10 bonbonnes de 10l. de décoctions différentes avant le match. Quel gaspillage ! Cette préparation permet au lutteur de favoriser ses chances mais également de se protéger, imaginez-vous en maillot de bain au milieu de Geoffroy Guichard !!!

Mais il n'y a pas que cela, bien que notre regard d'européen soit naturellement très curieux de ce rituel hors du commun. D'ailleurs, si la lutte permet la préparation mystique au grand jour , le football y a également recours mais dans les vestiaires.

sowBeaucoup rêvent d'atteindre ce niveau, beaucoup d'argent est en jeu mais il y a fort peu d'élus. Vous pourrez mieux juger de la majesté de ce sport à travers les scultpures d'Ousmane SOW, grand artiste sénégalais.

 

 


Tyson Vs yékini


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14 mai 2011

"Le jour où je me suis aimé pour de vrai" texte de C. Chaplin

chaplinLe jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

geddesLe jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

michelangeLe jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

_toileNous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoiles.

Charlie Chaplin.

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14 avril 2011

Belle image de la France

France-Sénégal, je t'aime moi non plus

Le consulat français de Dakar est connu pour être l'un des pires de l'Afrique de l'Ouest. L'accueil catastrophique et les attentes interminables ne semblent pas émouvoir la présidence sénégalaise.

«Quand il pleut, il n'y a même pas d'abri pour protéger les gens de la pluie». Thierno Ibrahima Dia ne décolère pas. Sénégalais, il est membre du conseil d'administration de l'association Survie, en lutte contre le système de la Françafrique. Et comme beaucoup, il dénonce les conditions d'accueil du consulat de France à Dakar.

En 2000, une pétition lancée par le site Senegalaisement.com entendait protester contre «l'incompétence et la mauvaise volonté des fonctionnaires du consulat de Dakar» et signaler «des abus». Aujourd'hui encore, des internautes viennent raconter leurs mésaventures dans les commentaires. Sur la page consacrée à ces doléances, une photo de l'ambassade illustre le propos, accompagnée de cette légende: «Le bâtiment infernal».

«J'avais du sang sur toute ma veste»

L'une des pires histoires est sûrement celle de Léna Diop. En 2004, elle vient spécialement au Sénégal pour récupérer des papiers originaux que détient encore le consulat. On lui propose un rendez-vous deux mois plus tard.

«J'ai dit que je ne pouvais pas, que je restais moins d'un mois.»

Parce qu'elle exigeait qu'on lui rende ses documents originaux avant son retour en France et qu'elle a refusé de bouger tant que ce ne serait pas fait, Léna a fini par être électrocutée au taser, à plus de six reprises, et traînée au sol.

«La peau de mon doigt s'est complètement arrachée. J'avais du sang sur toute ma veste, les cheveux hirsutes, ma peau en lambeaux, mes lunettes cassées.»

Après un article dans Jeune Afrique, le consul s'excuse finalement auprès de Léna, et les trois gendarmes français qui l'ont «malmenée» sont jugés et reconnus coupables par le tribunal de Créteil. Amende de 8.000 euros. Dispensés de peine.

Léna dit avoir encore du mal à digérer cette affaire. «Plein de gens m'ont raconté leur histoire après ça, exactement la même que la mienne... Tout ça était bien rôdé!»

Un petit billet pour accélérer les procédures

Depuis ce scandale, les Français ne sont plus autorisés à rentrer dans le consulat. Pour les autres c'est toujours la queue devant le bâtiment. Il suffit de se rendre sur place pour le constater. Cet après-midi là, le soleil faisait monter la température à plus de 30 degrés. Dans la queue face à la grille du consulat, une centaine de personnes s'agglutine. «Ils traitent les gens comme de la merde», peste Moussa. Il est venu spécialement de France, dont il est originaire, contester un refus de visa pour sa belle mère.

«Elle devait venir voir notre fils né il y trois mois.»

En plus des conditions d’attente, la demande de visa coûte cher. Il faut compter au minimum 40.000 francs CFA (60 euros), une vraie petite fortune alors que le salaire mensuel moyen au Sénégal est de 50.000 francs CFA (76 euros)... Et, ce qui n'est pas pour redorer le blason du consulat, sur la pétition un signataire évoque même une demande de bakchich.

«Le monsieur m'a dit clairement qu'il avait une tonne de dossiers, et que si je souhaitais obtenir ma carte d'étranger rapidement il serait préférable que je verse un petit billet pour accélérer les procédures», témoigne-t-il.

Point noir

Mathieu est proche des milieux diplomatique. Sous couvert d'anonymat, il a accepté de témoigner.

«En terme de communication, le consulat c'est le point noir. Je crois que c'est partout pareil en Afrique, mais au Sénégal encore plus, parce que c'est un pays de forte émigration.»

Il est lui-même abasourdi par la façon dont on reçoit les gens au consulat.

«On se tire une balle dans le pied. Les visas ça ne concerne pas tout le monde ici, 90% des gens ne peuvent pas se payer le voyage. Donc les demandes concernent la société active, des leaders d'opinion. A ces gens-là, on sert une soupe dégueulasse, un service médiocre.»

Universitaires et hommes d'affaires dégoûtés

A vouloir limiter les migrations, le consulat de France fait fuir les candidats diplômés vers d'autres pays, notamment les Etats-Unis. Devant le consulat, Papa Mody Ndiaye, enseignant à l'Ecole polytechnique de Thiès, raconte:

«J'ai cinq collègues universitaires qui ont juré de ne plus jamais mettre les pieds en France à cause des conditions d'obtention des visas. Maintenant, ils se tournent vers les Etats-Unis pour les échanges universitaires.»

Juste derrière lui dans la queue, Malick Ndiaye, banquier en costume chic, déplore «l'excès dans les demandes et l’accueil du consulat, même pour les hommes d'affaires. J'en connais qui délaissent maintenant la France et se rendent en Chine ou en Turquie, pays pour lesquels l'obtention d'un visa commercial ne pose aucun problème».

Pour Mathieu, tout cela n'est pas le fruit du hasard:

«C'est une politique voulue: on fait tout pour décourager l'immigration venue d'Afrique. On ne peut pas le voir autrement, c'est objectif comme constat.»

Il rappelle cependant que les fonctionnaires, beaucoup critiqués, sont eux-mêmes victimes de conditions de travail difficiles.

«Le consulat est toujours en sous-effectif. Les employés doivent gérer 30.000 demandes par an. Avec leurs petits bras, ils ne peuvent pas tout faire! C'est vraiment dur et ils demandent toujours des effectifs à Paris sans être pour autant écoutés.»

Côté Quai d'Orsay (le ministère des Affaires étrangères français), on se borne à livrer un discours attendu.

«On a des agents qui sont des professionnels dévoués à leur tâche. Ils ont énormément de demandes et de visites, la pression est grande.»

On rappelle que «le consulat général de France à Dakar est l’un des plus importants d’Afrique subsaharienne», et on met en avant les chiffres positifs. «Le taux de délivrance des visas est de 75%. Plus de sept demandes sur dix sont donc satisfaites, situation bien plus favorable qu’il y a sept ou huit ans», où ce taux était alors de seulement 60%.

«Que fait un chef d'Etat pour ses citoyens?»

Et le gouvernement sénégalais dans tout ça? Thierno Ibrahima Dia s'indigne:

«La mission d'un chef d'Etat, c'est quand même d'assurer la protection de ses citoyens. Or, là, on n'est pas protégés, on n'est pas respectés.»

Il estime que cette situation pose la question centrale qui anime le combat de son association: «Que fait un chef d'Etat pour ses citoyens?»

Pourtant, dans d'autres circonstances, le gouvernement Wade sait intervenir dans les actions de l'ambassade. On se souvient encore du départ tumultueux de l’ancien ambassadeur Jean-Christophe Rufin, que Wade avait pris en grippe après quelques petites déclarations qui ne ménageaient pas son clan.

Mathieu dénonce lui aussi «les courts-circuitages permanents qui ont commencé à poindre pendant son mandat». Il évoque une double diplomatie, celle «officielle des petits fours, des réceptions et des ambassades» et celle de l'Elysée, «où les chefs d'Etat appellent directement».

Il illustre son propos par un exemple:

«Il y a deux ans Karim Wade a été reçu à l'Elysée, sans que les gens de l'ambassade aient été prévenus. Tout le monde l'a appris le matin, à la lecture des journaux, dans un contexte aussi compliqué que celui de la succession possible de Karim Wade à son père.»

Mathieu résume:

«Il y a une sorte de retournement; on est plus dans la Françafrique, mais dans l'Afriquefrance. Ce sont les intérêts personnels des hommes politiques qui influencent la politique diplomatique.»

Françafrique

Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy promettait une rupture avec le système de la Françafrique. Mais pour Thierno Dia, de l'association Survie, même Jean-Christophe Rufin, souvent désigné comme l'homme de ce renouveau, ne «se livrait finalement qu'à une critique superficielle: il ne dénonçait pas les réseaux, mais le fait que certaines personnes semblaient s'en accaparer».

Olivier Thimonier, secrétaire général de Survie, estime que «Nicolas Sarkozy est revenu sur ses promesses et perpétue la politique de ses prédécesseurs». Il égrène alors:

«Il y a toujours une présence militaire française en Afrique. [...] sur le plan économique, c'est encore pire, on est toujours dans la promotion des intérêts français.»

Enfin, d'un point de vue politique, il évoque «le rôle bien connu d'hémisphères officieux, le plus symbolique étant Robert Bourgui» et «un monopole de l'Elysée qui travaille en toute opacité».

Dernier exemple en date, la nomination comme nouvel ambassadeur de Nicolas Normand. Selon Thierno Ibrahima Dia, «il a été reçu par Karim Wade dès mars 2010; c'est comme s'il était déjà agréé par le régime Wade. Bon nombre de journalistes sénégalais ont publié des articles à ce sujet et n'ont jamais été démentis». Quand on interroge le Quai d'Orsay sur cette accusation, on nous sert pour toute réponse ce qu'on apprend à l'école:

«La nomination des ambassadeurs se fait par le président en Conseil des ministres.»

Renée Greusard sur SlateAfrique

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